La recrudescence des punaises de lit représente un défi majeur pour les professionnels de l’hébergement, du médico-social et, plus largement, pour l’ensemble de la filière textile. Les blanchisseries industrielles, qui traitent chaque jour du linge issu d’environnements potentiellement infestés, ont un rôle à jouer dans cette chaîne de prévention. Encore faut-il disposer de solutions efficaces, sûres et compatibles avec leurs contraintes d’exploitation, à l’instar des technologies vapeur haute température développées par Oxy’Pharm.

Selon l’ANSES, l’augmentation des infestations s’explique par l’intensification des déplacements, le développement du marché de l’occasion et la résistance croissante des punaises aux insecticides. Face à cette évolution, les traitements thermiques sont aujourd’hui reconnus comme une méthode de référence : les études scientifiques montrent qu’une exposition de quelques minutes à plus de 46 °C suffit à provoquer leur mortalité, tandis qu’environ 50 °C éliminent les insectes à tous les stades de leur développement. Si le lavage industriel traite efficacement le linge, d’autres supports – chariots, sacs de collecte, matelas, mobilier ou zones de stockage – nécessitent une action complémentaire. Les travaux de Puckett et de Wang montrent que la vapeur haute température peut atteindre 100 % d’efficacité sur les œufs et une très forte mortalité des larves et des adultes, à condition que la température de contact soit suffisante et que les zones de refuge soient correctement traitées. Sans produit chimique, elle ne laisse aucun résidu et limite le recours aux insecticides.
Sanivap : une technologie développée pour les usages professionnels
C’est sur ce principe qu’Oxy’Pharm a développé Sanivap, une gamme de générateurs vapeur destinée aux usages professionnels. Les appareils délivrent une vapeur constante à 97 °C en sortie d’accessoire, sous plus de 4 bars de pression, afin de diffuser la chaleur au cœur des coutures, interstices et autres cachettes des punaises. « Ce n’est pas la température de la chaudière qui compte, mais celle réellement obtenue au point d’application », rappelle Mathieu Agnet, directeur scientifique d’Oxy’Pharm. La technologie Sanivap permet donc d’obtenir une température largement supérieure aux seuils létaux identifiés par la littérature scientifique, tout en préservant les matériaux sensibles grâce à une vapeur saturée correctement maîtrisée. Avec une autonomie de 8 à 10 heures et de nombreux accessoires, la solution s’adapte aux interventions intensives. Ses performances ont d’ailleurs été évaluées par des laboratoires indépendants et s’inscrivent dans les exigences de la norme AFNOR NF T72-110. Pour autant, et comme le souligne Claudio Lazzari, entomologiste ayant contribué au rapport ANSES 2023, l’efficacité de la vapeur repose aussi sur la capacité des opérateurs à identifier et traiter toutes les zones infestées. Elle soit ainsi s’intégrer à une stratégie associant inspection, aspiration, traitement du linge et, si nécessaire, désinsectisation ciblée.
Un levier de différenciation pour les blanchisseries
Pour les blanchisseries industrielles, cette approche représente une opportunité d’apporter une réponse concrète à un risque sanitaire devenu durable. En intégrant des solutions de traitement vapeur haute température comme Sanivap dans leurs prestations, elles peuvent proposer à leurs clients une réponse globale, couvrant aussi bien le linge que les équipements et les environnements textiles. Alors que les exigences sanitaires se renforcent et que les établissements recherchent des solutions respectueuses de la santé et de l’environnement, cette expertise devient un véritable facteur de différenciation. Plus qu’un équipement de nettoyage, la vapeur professionnelle s’impose désormais comme un outil de prévention et de maîtrise du risque biologique, au service des professionnels de l’hygiène textile.
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