
Leader mondial du vêtement professionnel, Alsico conjugue depuis près d’un siècle innovation, expertise technique et engagement durable. Présente sur les cinq continents, l’entreprise familiale mise sur la maîtrise de sa chaîne de production, l’écoconception et la flexibilité pour répondre aux exigences croissantes des secteurs les plus sensibles, comme l’explique Éric Lejeune, chargé des marchés francophones.
Pour commencer, pourriez-vous nous présenter Alsico ?
Éric Lejeune : Fondée en 1934, Alsico figure aujourd’hui parmi les leaders mondiaux de la conception et de la fabrication de vêtements de travail. Nous travaillons principalement avec les acteurs de la location-entretien, qu’il s’agisse de blanchisseries industrielles ou d’opérateurs comme Elis, Anett, Sdez, Netexial… en France. Certaines de ces relations durent depuis plus de 50 ans, témoignant de la solidité de nos partenariats. Présents dans 11 pays, nous sommes propriétaires de nos 21 sites de production, ce qui nous permet de maîtriser l’ensemble de la chaîne industrielle et de garantir des standards homogènes de qualité et de performance. Nous produisons ainsi près de 300 000 pièces par semaine, avec un taux de satisfaction client supérieur à 95 %.
Vous êtes notamment spécialistes des vêtements complexes. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Notre engagement se résume dans notre signature, « Notre performance protège la vôtre. » L’innovation et la technicité sont en effet au cœur de notre savoir-faire : nous concevons des vêtements de travail à forte valeur ajoutée pour les environnements les plus exigeants – protection individuelle, électrification, salles blanches, santé, services d’urgence –, en assurant une conformité stricte aux normes européennes et en maintenant ces performances dans le temps, sans compromis sur la sécurité et le confort des utilisateurs.
La fiabilité de vos solutions est donc un marqueur fort de votre ADN. Quels sont vos autres atouts ?
La flexibilité est l’une de nos principales forces. Nous privilégions une production à la demande plutôt que des stocks massifs, afin de limiter le gaspillage et son impact environnemental. Nous pouvons ainsi répondre aussi bien à des besoins unitaires qu’à des commandes de plusieurs milliers de pièces. Cette agilité s’inscrit pleinement dans une démarche durable fondée sur l’écoconception, le choix de matières responsables et l’optimisation de la durée de vie des vêtements. Le modèle de la location-entretien y contribue fortement : un vêtement entretenu et suivi dans le temps conserve ses performances plus longtemps et génère moins de déchets.
Pourriez-vous développer votre démarche d’écoconception ?
Nous intégrons notamment du polyester recyclé issu de déchets textiles, tout en réduisant progressivement notre dépendance au polyester d’origine fossile, ainsi qu’à celui issu du recyclage de bouteilles PET. Notre ambition, à terme, est de privilégier des matières issues directement de vêtements en fin de vie. Nous travaillons ainsi avec plusieurs partenaires pour construire un modèle véritablement circulaire, dans lequel les textiles usagés deviennent la matière première des vêtements de demain. L’écoconception concerne également les détails techniques : la réparabilité ou le remplacement des fermetures à glissière et boutons-pression sont par exemple pensés très en amont du développement, pour prolonger au maximum la durée d’usage.
Le mot de la fin ?
Depuis plusieurs années, nous développons également nos propres tissus pour nos vêtements, afin de stimuler l’innovation sur un marché parfois peu dynamique. Et lorsque la solution n’existe pas encore, nous la créons nous-mêmes. Cette démarche traduit parfaitement l’esprit d’Alsico, une entreprise en mouvement permanent tournée vers le progrès. Fiabilité, créativité, flexibilité et écoresponsabilité résument notre engagement au quotidien, et notre ambition est de faire évoluer la conception, l’entretien et la réparabilité des vêtements professionnels en collaboration avec l’ensemble de l’écosystème.
– Plus d’informations sur https://www.alsico.com/eu/
Article paru dans Blanchisseries Mag, édition de juillet 2026, à lire ici.
















